Photo panoramique haute définition des anciens chantiers navals de La Seyne-sur-Mer

( En zoomant dans le ciel, trouvez les avions de la patrouille de France , on en dénombre onze au total sur l'image) Réalisation : www.cicerone360.com

Les chantiers navals
Ces derniers existent depuis plus de deux siècles (l’activité du premier chantier naval seynois est attestée en 1711), à l'origine il s'agissait d'un chantier construisant des bateaux en bois. Ils ont ensuite connus une forte expansion au cours de la première moitié du XIXe siècle, c'est durant cette période que s’est développée l’utilisation de la métallurgie dans la construction des bateaux. Ainsi, dès le début du XIXe siècle une activité industrielle potentiellement polluante (utilisation d’hydrocarbures et de métaux) est présente dans le quartier du site étudié. En 1848, les chantiers ont été agrandis sur plusieurs milliers de m², emploient 1 300 personnes et assemblent de nombreux navires.

Le pont basculant des chantiers navals de La Seyne-sur-Mer
À partir de 1855, c’est la société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) qui reprend la gestion du site industriel. Cette société connaît alors un fort essor dans la construction des navires, aussi bien civils que militaires. Un rapport des archives de la Marine de 1884 désigne les chantiers seynois de la FCM comme les plus importants de France, par leur surface (14,6 ha) et la longueur de leurs quais (près d'1 km). Ils disposent en effet de 10 cales de construction dont la taille permet aux FCM de construire les plus grands bateaux de l'époque. Ces plus grands bateaux sont les paquebots et les cargos transocéaniques qui assurent les liaisons entre l'Europe et le reste du monde. À cette époque, le rapport nous signale 2308 ouvriers employés sur les chantiers navals. D’autres grands travaux débutent peu avant la première guerre mondiale avec l’installation de deux énormes caissons pour obtenir en 1927 le plus grand bassin du monde. Les FCM conserve ainsi la gestion du site jusqu’en 1966 lors de leur liquidation.

Le pont basculant des chantiers navals de La Seyne-sur-Mer
Les chantiers prennent alors le nom de Constructions navales et industrielles de la Méditerranée (CNIM). Comme les autres chantiers français, les CNIM tentèrent de recentrer leurs activités en exploitant des niches technologiques moins exposées à la concurrence internationale, notamment la construction de méthaniers, frigorifiques, de barges flottantes et d'équipements pour les plates-formes offshore. Lors de la Seconde Guerre mondiale, un bombardement entraîne le 29 avril 1944 une destruction partielle des chantiers et du site étudié. Le 17 août 1944, des mines engendrent ensuite une destruction plus importante des chantiers. Cependant, ils sont reconstruits et agrandis dès 1949 pour atteindre 25 hectares et un front de mer de 1 400 mètres. En 1973, à la veille du choc pétrolier, les chantiers de La Seyne-sur-Mer employaient plus de 5 000 personnes. Après le naufrage de la Normed, résultat de la fusion de France-Dunkerque, des Chantiers navals de La Ciotat et des CNIM, le nom "CNIM" en tant qu'établissement de La Seyne-sur-Mer réussit à subsister en dehors de la construction navale. De nombreux escalators (ou escaliers mécaniques), en service à Paris, ont été construits par les CNIM.

Crise et reconversion
On peut estimer que le site étudié a connu à partir de ce moment une baisse conséquente de son activité jusqu’en 1985 avec la construction du dernier bateau et en 1989 avec la fermeture définitive des chantiers navals seynois. La Seyne-sur-Mer, pour faire face à la crise de ses activités industrielles, devait opérer une réelle reconversion et diversifier ses activités dans d'autres secteurs. Ainsi, un vaste programme d'aménagement de la ville est en marche, notamment avec l'inauguration du parc Fernand-Braudel en 1999 par l'ancien maire Maurice Paul et avec l'inauguration du parc de la Navale en 2006 par l'ancien maire Arthur Paecht (voir section Événements). La ville se tourne alors résolument vers le tourisme balnéaire, déjà amorcé au xixe siècle avec l'aménagement des Sablettes et de Tamaris par Michel Pacha, et le tourisme culturel grâce à la richesse de son patrimoine historique et à la beauté du cadre naturel provençal (voir sections Patrimoine naturel et Patrimoine culturel et historique).

  La photo a été prise du sommet de l'ancien pont levant d'une hauteur de 40 mètres, qui sert maintenant de belvédère.

La vue est intéressant, mais pour les personnes qui souffrent du vertige, bien réfléchir avant de monter.
Baie du Lazaret à La Seyne
Toulon centre

Rade de Toulon